Tu ne jugeras point – Armel Job
Dans « tu ne jugeras point », Armel Job relate un fait divers fictif, l’enlèvement d’un petit garçon… fictif mais quand même nettement appuyé par les affaires des dernière années, de Dutr*** à Outreau, en passant par Mac Cann. Le résultat contient hélas quelques clichés et idées préconçues tels qu’il s’en propage dans les bistrots. L’auteur semble s’être relativement peu documenté sur la justice et le milieu judiciaire. Le récit est donc peu étayé et peu convaincant. Il n’est pas impossible d’écrire sur un sujet dont on ignore tout au départ, moyennant une bonne documentation. Malraux a écrit la Condition humaine, histoire qui se passe en Chine, sans avoir mis un pied au delà de l’Oural. Les Bienveillantes a été écrit par un écrivain né après la guerre, et pourtant il contient une profusion de détails.
La fin, au lieu d’éclairer le roman, l’assombrit. On s’aperçoit que l’affaire est assez simple, un cas de figure vu mille fois.
Quelques approximations, parmi les plus flagrantes :
Page 24 : « Rex ne comprenait que le flamand, langue dans laquelle zouk signifie : cherche »
On n’écrit pas « zouk » mais « zoek » (bien que ça se prononce zouk en effet)
Page 257 : « Elle irait voir le juge Conrad, elle lui avouerait ce qu’elle avait sur le cœur. Il suffisait de prendre à droite la rue Hors-Château, puis de suivre les ruelles obscures au pied de la Citadelle. Elle arriverait à l’arrière du palais et chercherait l’entrée. C’est une haute porte cochère par laquelle on accède à une cour carrée… »
Cette description de la ville de Liège, il me semble que l’auteur l’a tirée de sa mémoire lointaine. En effet, la rue Hors-Château conduit directement au palais. Pour y passer souvent, je dois avouer que je n’aurais pas deviné l’endroit pourtant si particulier s’il n’était nommé.
Tu ne jugeras point -Armel Job. Éditions Laffont

Ah encore une chose…
Pour la description du Palais des princes-Eveques et alentours, c’est un peu vrai ce que vous dites, je pense que l’écrivain s’est basé sur ses souvenirs…. Les ruelles, qui ne sont pas obscures d’ailleurs, auquelles il fait allusions sont celles autour de la rue Pierreuse et les venelles qui vont entrent rue Hors-Chateau et Feronstréee. Je sui sdu coin, hé hé…
Pour ce qui est du flamand, certes la langue est le neerlandais, masi en Belgique on parle souvent du flamand, bien que cela désigne en effet le patoi local, et que dans la police on parle certainmenet le bon neerlandais
Mes excuses pour les fautes s’il en eest, le texte est gris sur fond noir et je ne vois plus très bien, enfin plus comme avant avec la soixantaine passée.
Bravo pour votre site,