Les Taiseux – Jean-Louis Ezine
Je destinerais cette « œuvre » à un lectorat pointu ; cogitateurs, littérateurs ou carrément universitaires bigleux et boutonneux. Précisons que pour le traitement des boutons, il existe des ouvrages plus appropriés, comme San Antonio, Playboy ou carrément Hustler. Ah vous ne connaissiez pas…
« Les Taiseux » est un texte tourné vers un public averti, amateur d’exercices masturbatoires des neurones. C’est résolument une écriture qui demande du temps, de la réflexion, voire des relectures de paragraphes
entiers. L’univers est riche, dense, décrit de façon complexe. Il s’agit d’un triptyque basé sur la recherche d’une vérité filiale, sans intrigue et sans histoire véritable. En le lisant j’ai senti quelques pustules naitre sur ma peau et mes synapses se plaindre. Hélas il n’y avait plus de paracétamol dans l’armoire à pharmacie, mais fort heureusement je lis souvent la nuit, et quelques programmes frivoles à la télé me permettaient de changer d’exercice.
Le plus simple est encore de vous livrer un extrait :
« L’enfant au canard mandarin aura vécu sous un nom qui, pour avoir été d’abord celui d’une jeune fille, qui elle même le tenait légitimement de sa jeune fille de mère, était beaucoup moins factice, en somme, que celui qu’elle m’a fait donner par un inconnu qui passait par là, au large de notre histoire, un mercenaire disponible à tous les emplois et à qui du reste je n’ai jamais adressé la parole pendant les dix-sept années que j’ai passées sous son toit. »
Non je vous assure, avec PlayboyTV en sourdine, c’est très agréable à lire.
Les Taiseux – Jean-Louis Ezine. Éditions Gallimard 16,90 €

Oups…D’emblée, moi, je ne suis pas -partagée- , mais bien résolue à ne pas risquer (en plus de l’urticaire) la crise d’épilepsie et/ou la catatonie qui pourraient être consécutives à la lecture laborieuse d’un ouvrage où l’écriture semble se pâmer dans une inutile complexité. Et tout cela pour dire…quoi ?
Je fais référence à l’extrait, mais j’imagine que dans le respect de l’homogénéité du style, le reste est du même cru … imbuvable.