L’île berceau – Fidéline Dujeu
Il était 23 heures 58. Je suis entré dans ce nœud de sentiments amoureux qui prend racine en bord de mer, et je ne l’ai lâché qu’à la dernière page. (pour tout dire aussi, il ne fait que 90 pages et je vais dormir à deux heures…)
Elle, sur une île, accessible à pied à marrée basse. Elle et ses tourments. Et lui, bien sûr, lui et ses tourments. Il n’en faut pas plus à l’auteure pour nous dresser à petits coups de crayons une histoire d’amour, que dis-je deux histoires ou plus, un tas d’histoires qui s’imbriquent et se dessinent d’une façon étonnante. J’ai adoré, mais j’avoue
être le lecteur idéal pour ce créneau – j’aime les amours naissantes, les déchirures, et les tromperies. Un certain Benoît serait moins enthousiaste…
Écriture simple, naturelle, sans chichis et sans emphase, mais qui porte admirablement bien le contenu. De petites lignes qui se suivent et composent peu à peu le tableau. L’art de conduire un roman est parfaitement maîtrisé.
Si bien mené qu’on se demande comment elle a fait… Mais le préambule en page 5 donne un renseignement précieux: « …merci à mes premiers lecteurs pour leurs conseils, critiques, remarques très avisées… » . L’auteure a su regarder ailleurs que son nombril et a eu l’intelligence de se remettre en question.
J’ignore si ce livre existe encore en boutique, mais on peut le commander chez l’auteur (cliquer ici !)
L’île berceau – Fidéline Dujeu – Editions du Somnambule Equivoque

Un commentaire très élogieux dont je ne doute pas un instant de la sincérité. Et comme j’ai grande confiance en l’objectivité de l’auteur de cet avis, ce sera un livre de plus à ajouter à la pile …qui grandit plus vite qu’elle ne se réduit (mais c’est tant mieux !).
A bientôt, Noann.