Cru bourgeois

Poète et paysan – Jean-Louis Fournier

Parce qu’il est amoureux et pour la séduire, il s’est dit un jour qu’il « ferait bien paysan » … Histoire de reprendre plus tard la ferme de son beau-père. Mais le plancher des vaches ne ressemble en rien aux belles images du gai laboureur qu’il avait rêvées. Et ces images se sont brusquement figées pour laisser place à un quotidien qui sent la bouse et le fumier …

Les journées sont lassantes … Il trace de longs sillons dans une terre qui garde la même couleur, même baignée de soleil. Et dans ces longs sillons parallèles qui lui donnent des étourdissements, il se sent comme l’enfant puni, forcé de faire ses lignes …

L’auteur mélange tendresse et causticité dans cette chronique campagnarde et l’on s’y fond avec bonheur. A travers des mots simples, un style épuré, il nous raconte la campagne de façon charmante. Il nous conte aussi le malaise paysan, les déboires d’un homme de la ville qui s’accroche tant bien que mal à cette vie remplie de boue, d’odeurs de bétail, parce que l’amour pour une fille de père fermier a pris le dessus …

Certes il y a des passages qui sont un vrai délice d’humour et de fraîcheur. Cependant, d’autres bouts du récit sont trop laconiques, morcelés voire un peu décousus  jusqu’à déstabiliser le lecteur …

Poète et paysan – Jean-Louis Fournier, Stock.

Article publié par Celeste le 31 août 2010 dans la catégorie Cru bourgeois

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