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Grand vin

Les contes défaits – Oscar Lalo

Voici venir les vacances, le train-train… Et cette manie qu’ont les parents d’envoyer en colonies leurs enfants. Pas dans n’importe quelle pension certes puisque celle-ci est destinée aux enfants de riches. Ainsi, comme chaque année, frère et sœur se retrouvent cloîtrés dans une geôle dorée tenue par un couple bizarre. Dans ce huis-clos de non-dits résonnent en écho les malveillances du couple maudit et tôt ou tard, la vérité se dévoile en toile de fond et le chemin qui mène à celle-ci est jalonné d’étranges péripéties et d’intentions nauséabondes créées par les gestionnaires de la pension.

Et l’auteur nous parle à cœur ouvert et nous livre une partition parfaite de la danse macabre que lui évoque cette colonie BCBG, espace de solitude, exil imposé où il n’est pas rare qu’il se passe même des abus sexuels.

Un roman succinct, magistral, qui sonde les abîmes de nos mémoires, vous touche en plein cœur et remue les tripes tant le message est intense et lourd de sens. Dès les premières pages, le la est donné sur la gamme des mots et le ton du récit ne sonne jamais faux. Avec enthousiasme, on se laisse porter jusqu’au mot de la fin sans faire de pause, sans escale.

les contes defaitsDans cette intimité dévoilée, l’auteur nous parle de ses vacances en colonies de vacances, de celles qui s’adressent à des enfants de parents nantis, mais qui ne sont pas dénuées d’horreurs et maltraitance… Et de ces séjours, l’auteur garde un souvenir amer, une profonde tristesse. Car le couple gardien de cette pension ne cesse de voler aux enfants leur candeur, leur inflige des images infâmes d’un monde adulte équivoque, allant de la punition par l’humiliation aux actes honteux de pédophilie.

Ainsi, l’auteur en est ressorti l’âme en plein chaos et a attendu d’avoir 65 ans pour coucher sur papier les désarrois de son enfance, qu’il porte en lui à jamais.

Un premier roman convaincant pour cet auteur senior sensible qui nous livre des parcelles de son enfance, surtout de celles moins belles des adultes qui imposent le silence, condamnent aux non-dits, empêchent de rêver, et s’adonnent à des jeux pervers et à la maltraitance.

Délicatesse, pudeur et poésie sont les notes de cœur de ce roman. En note de fond séjournent le trouble et le chagrin, doucement retracés…

J’ai beaucoup aimé.

Les contes défaits par Oscar Lalo, éd. Belfond

Date de parution : 28/08/2016  
Article publié par Celeste le 5 décembre 2016 dans la catégorie Grand vin
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Premier Grand Cru Classé

Sur les chemins noirs – Sylvain Tesson

En août 2014, l’auteur est victime d’un très grave accident. Depuis cet instant tragique qui l’a presque fait passer de vie à trépas, il se bat à présent pour retrouver une paix intérieure. Ainsi, en 2015, pour se reconstruire doucement, il part à pied et traverse la France d’un bout à l’autre pendant plusieurs mois. Sur des chemins de traverse, exempts de tumulte et loin des grandes villes tonitruantes et au fil de cet exil de sérénité, il découvre de petits lieux magiques, des territoires sauvages préservés de la technologie et de la civilisation hyper-connectée, des escales de quiétude et de pureté.

L’âme et le corps en plein chaos, l’auteur se met en quête de se ressourcer, de remettre de l’ordre dans sa vie, deux fois chamboulée, l’une par la mort de sa mère et l’autre par le terrible accident qui le cloue à l’hôpital dans un état moribond. L’auteur nous livre ici son journal d’une résurrection. Et cette renaissance, il la doit à ce merveilleux voyage dont il rêvait depuis longtemps et qu’il effectue enfin. Ce long périple à pied, seul, en communion avec la nature, les paysages tantôt désolés, tantôt escarpés et sinueux.

sur les chemins noirsDans cette longue thébaïde solitaire, il croisera parfois l’un ou l’autre copain, sa sœur aussi, tous venus s’immiscer délicatement dans ces chemins noirs comme il les décrit, ces allées jonchées de ronces et de buissons touffus.
Et voici comment le voyage éclos d’une longue réflexion alors qu’il était alité et très diminué par une lourde chute devient réalité, magie, une récompense inespérée dans sa vie d’homme meurtri dans son âme et son corps.

Loin d’un monde frelaté et hyper-connecté, l’auteur poursuit sa convalescence dans les chemins désertés d’une France inconnue, entre feuillages et rivières en camaïeux de vert et de bleu.

L’écriture est sensible et délicate, le style imprégné d’enchantement, un peu comme dans un conte de fées.
Une voyage qui guérit, une fenêtre entr’ouverte. Et puis le ciel, encore plus bleu…

Et une lecture qui fait du bien à l’intérieur.

Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson, éd. Gallimard

Date de parution : 13/10/2016  
Article publié par Celeste le 7 novembre 2016 dans la catégorie Premier Grand Cru Classé
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vin de table

Pour faire l’amour – Howard Jacobson

Felix Quinn a deux passions : sa femme, la somptueuse Marisa, et la vente de livres anciens dont il a fait son métier. Entre les ouvrages rares et sa délicieuse épouse, le gracieux Londonien coule des jours heureux dans une douce félicité. Certes… Pourtant, Felix est rongé par un doute continu… Et si la délicieuse Marisa le trompait ? Ainsi, Felix, meurtri de jalousie, se met à imaginer un plan machiavélique et pervers. Si sa femme nourrissait le rêve – quod non – de rencontrer un amant, pourquoi ne choisirait-il pas lui-même cet homme parallèle qui ferait chavirer Marisa ? Et le voilà se livrant à une quête pour trouver l’amant de sa femme. Ce sera donc Marius…

Pour faire l'amourAvec un humour acide, l’auteur scrute et décortique l’âme de son héros malade d’amour et tiraillé par la crainte de perdre celle qui partage sa vie. Nous voici plongés dans les arcanes des merveilles de l’amour et des ombrages de la jalousie.

Jamais cependant ici l’auteur ne fait montre de quelque passage équivoque ou tout simplement coquin. À travers une écriture délicate, plaisante, mouillée d’humour, l’auteur contourne, – et c’est peut-être à tort – les scènes érotiques que suscitent le trio imposé et la rencontre d’un personnage voué à donner du plaisir à une épouse tranquille, mariée jadis à un autre homme et désormais attachée à Felix. Cela dit, le simple fait pour un mari d’imaginer sa femme dans les bras d’un autre donnerait-il sans doute à ce livre un érotisme larvé et suggestif ?

Même si je me réjouissais de découvrir ce beau roman dont la couverture m’avait interpellée, je ne peux m’empêcher de le trouver parfois un peu lent et sans grande envolée littéraire. Certes, l’on y trouve juste ce qu’il faut de provocant, d’étrange et de malicieux mais l’histoire est sommes toutes assez banale…

Pour faire l’amour de Howard Jacobson, éd. Calmann-Lévy

Date de parution : 17/08/2016  
Article publié par Celeste le 25 octobre 2016 dans la catégorie vin de table
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Cru bourgeois

La succession – Jean-Paul Dubois

À peine diplômé de médecine, Paul, un jeune homme incompris, vivant dans une sorte de thébaïde, s’enfuit pour échapper à la succession de drames que vit sa famille. En effet, sa mère, son oncle et son grand-père, ancien médecin de Staline, se sont suicidés dans d’obscures conditions… Il s’installe à Miami où il coule à présent des jours heureux. Féru de pelote basque, il adhère à un club professionnel et se donne à fond dans cette passion. Tour à tour, il rencontre un grand amour, certes éphémère, découvre le jai alai, un sport original et esthétique qui le met en émoi.

Puis soudain une missive, lui annonçant le décès de son père, le contraint à rentrer en France pour régler la succession. Il découvre alors sur des carnets recelant des secrets enfouis jusqu’ores… Paul tombe des nues et commence à comprendre pourquoi de tels secrets lui ont été cachés. Et Paul se pose beaucoup de questions. Sera-t-il lui un homme inapte à trouver un chemin de vie ? Son destin sera-t-il aussi incertain que celui des membres de sa famille, passés volontairement de vie à trépas, ou bien trouvera-t-il la force de continuer vaille que vaille à suivre sa propre trajectoire ?

la successionLe récit nous fait virevolter entre plusieurs thématiques qui s’entrecroisent dans un ballet mélancolique, mieux rythmé en fin d’opus. Le début ronronne un peu à mon sens. Ainsi l’on apprend quelques règles de pelote basque que d’aucuns ne partageront peut-être pas, faute d’en connaître les subtilités ignorées des novices, assistons aussi en coulisse à la désespérance d’un médecin contraint à reprendre les rênes du cabinet de son défunt père et les affres d’une succession qui prend, comme tant d’autres, une tournure un peu venimeuse par la découverte d’écrits faisant ressurgir le passé comme un coup de grisou dans le cœur d’héritiers désabusés.

Humour et désillusion s’arc-boutent à merveille et sont les mots clefs de cette chronique au ton grinçant et doux-amer.

Un bon roman, indéniablement. En revanche, je ne lui attribuerai que deux verres dans le classement de notre site. Pour la sempiternelle histoire de famille qui dégringole, victime d’un passé trop lourd à porter, même si ici l’histoire a quelque touche d’originalité…

La succession de Jean-Paul Dubois, éd. de l’Olivier

Date de parution : 18/08/2016  
Article publié par Celeste le 11 octobre 2016 dans la catégorie Cru bourgeois
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Grand vin

L’Autre qu’on adorait – Catherine Cusset

Elle a aimé Thomas, intensément. Lui, ce passionné de mots, de musique, ce garçon expansif et gai-luron, qui échoue d’abord deux fois à Normale sup, puis élabore une thèse sur Proust à l’université de New York, sans grande conviction. Et tandis qu’il ira d’échecs en défaites, il se trouvera bientôt au bord du précipice… Jusqu’à ce 22 avril 2008 où le drame arrive… Thomas se suicide à 39 ans dans son appartement à Richmond.

À travers une écriture émouvante et rectiligne, la grande amoureuse et narratrice Catherine Cusset livre ici la dégringolade d’un homme qu’elle a aimé jadis. Alors que Thomas quitte la France pour s’installer et enseigner aux États-Unis, elle le suivra plus tard et une amitié sincère naîtra entre eux deux.

Le style bien rythmé virevolte et nous entraîne dans une histoire de perdition, de chute vertigineuse provoquées par le chaos que suscitent l’échec et les actes manqués d’un homme à l’âme fragile, devenue exsangue de vivre d’excès et d’un trop-plein de désillusions. Car, avant de mettre fin à ses jours, Thomas connaîtra le naufrage de sa carrière minée par ses négligences répétées dans l’exécution des travaux de recherche qu’il doit rendre à l’université, son employeur. L'autre qu'on adoraitEt s’ensuit aussi la dérive dans sa vie sentimentale car le séducteur plonge dans l’enfer de la dépression, erre de médecins en psychologues, s’accroche à la Dive bouteille et aux médicaments qui l’entraînent vers le vide sidéral.

Tout au long de ce récit, l’on se prend à s’apitoyer et soutenir cette narratrice désemparée de faire revivre ici un homme qui a compté tellement pour elle. D’abord son amant puis son ami, il a marqué 22 ans de sa vie et l’auteure lui rend un hommage intense, le ressuscite un peu puisqu’elle s’adresse à lui en le tutoyant comme s’il était encore ici-bas. Cela donne au récit une vigueur exacerbée et les émotions s’immiscent entre chaque ligne. Car l’auteur ne veut pas entendre parler d’usure par le temps ni de souvenirs élimés par les années écoulées. Non, elle opte plutôt pour une renaissance des pans de sa vie qui ont compté si fort, faire revivre de sa plume l’amoureux puis l’ami qui a fait chavirer son cœur d’abord puis une âme complice pour recevoir ses confidences.

Pour l’atmosphère imbibée de désolation mais qui jamais ne tombe dans le pathos et le larmoiement, pour toutes ces bourrasques d’émotions qui contournent le drame sans jamais tout à fait l’esquiver, pour l’amour qui jouxte avec les souvenirs. J’ai beaucoup aimé.

L’Autre qu’on adorait de Catherine Cusset, éd. Gallimard

Date de parution : 18/08/2016  
Article publié par Celeste le 28 septembre 2016 dans la catégorie Grand vin
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Grand vin

La soledad – Natalio Grueso

Après une vie bien chargée, Bruno se pose et s’installe à Venise, dans le quartier de Dorsoduro. Sa vie ronronne doucement, sans anicroche, sans fantaisie, dans une solitude désespérante. Un beau jour, alors qu’il vit là-bas depuis presque un an, s’arrête chaque jour dans le même café, il voit passer une jeune femme à la beauté magnétique. Il l’aborde délicatement. Elle s’appelle Keiko. Bruno tombe en pâmoison devant cette beauté nippone et il tente de la séduire. Elle se montrera d’abord distante, peu attirée par lui, et fait fi de son jeu de séduction, Ainsi, elle n’acceptera une nuit d’amour avec cet inconnu qu’à la seule condition qu’il arrive à l’émouvoir avec une belle histoire, de beaux mots, voire un poème.

la soledadL’auteur nous happe tout au long de cette balade vénitienne, à travers les histoires des coins du monde visités jadis par Bruno, qu’il raconte à présent dans un récit qui ressemble à un recueil de nouvelles, une sorte de journal d’une séduction aussi puisqu’il s’agit de quérir le cœur de la belle Japonaise férue de poésie et de lettres d’amour.

Et le héros galant nous touche en plein cœur, nous les témoins de sa quête de la belle jeune femme et nous n’avons qu’une hâte, celle de les voir réunis enfin pour un bout de chemin.

Un premier roman très réussi qui nous plonge dans les tréfonds d’une âme solitaire à la recherche d’amour et d’émotion, d’un nouveau souffle grâce à une rencontre improbable dans la cité des Doges.

Et l’on se laisse porter par l’écriture délicate et poétique de l’auteur et se réjouit de voir poindre à l’horizon l’espoir d’un bonheur larvé, une nuit d’amour endiablée récompensant le séducteur prolixe…

La soledad de Natalio Grueso, éd. Presses de la Cité

Date de parution : 01/09/2016  
Article publié par Celeste le 13 septembre 2016 dans la catégorie Grand vin
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Grand vin

L’absente – Lionel Duroy

À cause de son récent divorce d’Esther, la mère de ses deux enfants, Augustin vend sa maison. L’âme en pleine dérive, complètement chamboulé par le déménagement, il s’échappe en voiture, emportant avec lui un maigre bagage : quelques photos, un pc et deux vélos. À la recherche d’un gîte de fortune, il croise plusieurs personnes que les aléas de sa nouvelle vie mettent sur sa route. Ainsi, une femme rencontrée par hasard le pourchasse tout au long de son périple à la recherche d’un hôtel. Et il se met à gamberger, repense au désarroi vécu par sa mère, chassée jadis de son appartement cossu de Neuilly. Et la morosité s’installe… Il entreprend désormais une quête afin de lever d’anciennes rancœurs. Fébrile et colérique à fois, il entreprend de ressusciter l’histoire de cette mère qu’il haïssait et a enterrée sans verser la moindre larme. Mais ses nombreuses rencontres lui ouvrent la trappe des souvenirs enfouis et lui donnent une autre opinion et une autre vision de cette mère qu’il a longtemps dénigrée.

l'absenteAvec un talent indéniable, l’auteur tisse et défait sa vie et celle de sa famille. Encore un roman à la thématique d’une banalité affligeante direz-vous… Mais il n’en est rien et l’on reste scotché de la première à la dernière page à cette saga familiale et l’on suit avec enthousiasme les pérégrinations de ce héros déchu.

Et l’on se ravit et s’émeut de cette manière tout à lui qu’a l’auteur de scruter et décortiquer ses émois, ses amours et ses ressentiments. Et pour palier cette bourrasque intérieure, Augustin parcourt la France d’un bout à l’autre, à la recherche de sérénité, de paix et espérant peut-être panser ses blessures.

L’histoire d’un règlement de compte et d’une réconciliation avec l’Absente, la défunte mère détestée et mise à l’index à moult reprises… Comme à l’accoutumée, l’auteur nous touche avec sa plume d’auteur en perdition, d’homme troublé au charme discret s’acharnant sur les souvenirs d’une bâtisse désertée de force, des amours révolus et le spectre d’une mère maudite.

Et l’émotion agit toujours et encore à travers les lignes de cet écrivain tourmenté…

L’absente de Lionel Duroy, éd. Julliard

Date de parution : 18/08/2016  
Article publié par Celeste le 4 septembre 2016 dans la catégorie Grand vin
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vin de table

Nous – David Nicholls

Douglas, biochimiste, et Connie, mariés depuis vingt ans, ont un fils de 17 ans, Albie, passionné de photographie. Les aléas de la vie n’ont pas eu raison de la famille. Et à coups de compromis et de concessions, on peut dire qu’elle est soudée et solide, prête à braver les vents contraires. Puis une nuit, Connie annonce tout de go à Douglas qu’elle ne l’aime plus. Et le couperet tombe soudain…

Ils feront malgré tout un grand voyage organisé de longue date, le tour des grandes villes culturelles européennes. Ainsi, ils s’arrêtent d’abord en France où Connie était jadis étudiante en art. Puis entre musées, tavernes et pizzerias ils sillonneront Amsterdam, Munich, Vérone, Rome, et ailleurs. NousTandis qu’Albie les photographie, Douglas gamberge, médite et fait le compte à rebours des caps de sa vie et toutes les crises, celle de la cinquantaine difficile, de son couple et de son ado, et voit l’horizon se ternir peu à peu. Mais ce voyage sera-t-il la seule issue possible pour raccommoder les blessures récentes et celles plus anciennes de la relation tumultueuse qu’il entretient avec son fils ?

À travers 552 pages, l’auteur nous invite à faire nous aussi un périple tantôt teinté de notes enjouées, tantôt misérables. L’on passe du sourire, au rire jaune et à l’amertume en deux temps trois mouvements. Et puisque, lassés des états de cette famille moderne, on n’a qu’une seule hâte, celle de s’intéresser un peu plus aux lieux croisés par les trois héros. Mais les élucubrations de ceux-ci prennent désespérément trop de place dans le panorama culturel de ces belles villes traversées.

L’écriture, certes enlevée, le style rythmé, les situations parfois cocasses, parfois plus mélancoliques, ne sauvent à mon sens pas le récit où foisonnent en abondance les clichés et les images de déjà vu moult fois.

Il eût peut-être mieux valu alléger le volume du roman car le kilo de pages pour une histoire sommes toutes d’une banalité affligeante est à mon avis stérile…

Nous de David Nicholls, éd. 10/18

Date de parution : 07/04/2016  
Article publié par Celeste le 28 août 2016 dans la catégorie vin de table
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