Premier Grand Cru Classé

L’Inespérée – Christian Bobin

« La vie en société c’est quand tout le monde est là et qu’il n’y a personne. La vie en société c’est quand tous obéissent à ce que personne ne veut. L’écriture c’est une façon d’échapper à cette misère, une variation de la solitude au même titre que l’amour ou le jeu – un principe d’insoumission, une vertu d’enfance »

« Nous sommes faits de cela, nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et de rien d’autre. »

Je m’imprègne, je m’incline …

Comme toujours Christian Bobin nous enveloppe de douceur, nous touche en profondeur, nous tend la main et nous invite à une leçon de bonheur, dont il semble détenir le mot de passe. Ses mots vous bercent, vous inondent d’amour, vous rapprochent de la lumière. Oui on peut être heureux de peu, pourvu que l’on accepte de se laisser porter vers des petits bonheurs simples. Et ces bonheurs sont à portée de tous, il suffit de tendre la main, de se montrer humble et sincère.

L’auteur ne nous enseigne rien. Il énonce des vérités simples, parle de l’amour, de la mélancolie, avec des mots d’une grande beauté. Au milieu de nos vies trépidantes, il vient déposer une bulle d’oxygène.

On se laisse porter doucement par ces onze textes qui parlent d’amour, d’amitié, de la vie mais aussi du dédain de la société, de la télévision, un vrai gâchis pour cet homme assoiffé de pureté et de simplicité.

Et l’on n’a pas envie de se détacher de ce récit qui fait du bien tout simplement …

L’Inespérée – Christian Bobin, Gallimard/Folio

Article publié par Catherine le 9 mars 2010 dans la catégorie Premier Grand Cru Classé

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