Cru bourgeois

La gifle – Christos Tsiolkas

Voici comment un barbecue peut transformer le plus agréable des déjeuners en tragédie …
Tout se passait bien en cette journée d’été chez Hector et Aisha … Le vin est goûteux, la musique berce les cœurs, les braises crépitent parfaitement, le barbecue s’annonce être un bon moment convivial.
Mais l’ambiance tourne au vinaigre dès le départ. Harry, le cousin d’Hector, donne une claque à Hugo, 4 ans, le fils de Rosie. Les parents sont furieux et décident de déposer plainte …
S’ensuit alors une série d’échauffourées entre les convives …

Un premier roman pour cet auteur grec installé à Melbourne, qui livre le portrait d’une Australie au bord de l’implosion, où se côtoient le racisme latent, les fissures d’une société métissée, les faiblesses du libéralisme.couverture la gifle

Il consacre un chapitre à chaque personnage, sans doute pour mieux en imprégner le lecteur. Ainsi, l’on croise des parents paumés, des ados en perdition, des amis-ennemis, qui se rencontrent, se lient, se délient, se querellent aussi … En toile de fond : la drogue, l’alcool, les frustrations familiales, une vulgarité consternante.

Avec des mots crus, percutants, l’auteur dépeint la folie des hommes à travers une quinzaine de personnages emblématiques de cette société australienne bousculée, en plein chaos. Ses mots font l’effet d’un uppercut tant il use et abuse avec talent de sarcasmes et d’humour acide.

L’occasion aussi de découvrir une société dont on ne connaît que quelques bribes, même si le portrait de celle-ci est mouillé de vitriol par l’auteur.

468 pages qui vous bousculent, vous remuent dans tous les sens et … vous font l’effet d’une claque en pleine figure !

La gifle – Christos Tsiolkas, Éditions Belfond.

Article publié par Celeste le 7 février 2011 dans la catégorie Cru bourgeois

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