Une bonne raison de se tuer – Philippe Besson
Nous sommes à Los Angeles, aux côtés de Laura, épouse et mère, reniée par sa famille, au bout du rouleau, au bord du suicide et Samuel, face à la douleur, l’irréparable, la mort d’un fils de 17 ans, qu’il enterre aujourd’hui, 4 novembre 2008.

Alors que l’Amérique est impatiente d’élire son nouveau Président, et pour la première fois un Président noir, Los Angeles ville dorée, flamboyante, a perdu soudain son éclat, laissant place à une lumière dramatique, un ciel lourd, une sorte de prémices à une tragédie – une autre – qui se prépare… Deux cœurs vont se croiser, portant en eux une souffrance aigüe et morbide.
Pendant cette journée unique et historique, se vit un drame en arrière-plan, et pour Samuel, plus rien n’a d’importance.
L’auteur fait écho à la solitude et au désarroi larvés qui hantent la mémoire de chaque citoyen américain. Et il se penche essentiellement sur les deux personnages de cette journée particulière, grave, vide.
Le récit bouleversant d’une journée sur fond de désolation et de spleen où le temps s’arrête et se meurt. Des bouts de vie, divisés en deux chapitres, l’un pour Samuel et l’autre pour Laura, et qui finissent par se juxtaposer, mélange de deux souffrances, de deux plongeons dans le vide.
Aussi l’histoire d’une rencontre improbable à l’heure des vêpres entre Samuel et Laura, qui n’ont en commun que leur tristesse et le dégoût de la vie…
L’écriture émeut, remue, invite à la réflexion sur la vie moderne et les dégâts qu’elle entraîne, partout …
Aussi ailleurs qu’en Amérique …
Une bonne raison de se tuer de Philippe Besson, éditions Julliard






Je viens de voir ce livre chez mon libraire, je l’ai regardé, pris en main, puis reposé. Le titre est déprimant. Et Besson écrit souvent des romans tristes, sombres. J’avais bien aimé « Son frère ». Mais là, pas eu envie…
Bonsoir Krol !
Oui c’est un roman qui bouscule les âmes sensibles mais pour ma part je trouve que c’est aussi une belle réflexion sur la solitude et le désarroi que la société actuelle, froide et dénuée d’émotion, engendre … Certes, si, comme moi, on a une sensibilité exacerbée, on ressort de cette lecture un peu chamboulé.
je note … bien entendu !
Bonjour Clara,
Tu aimeras ce livre, j’en suis sûre, mais lis-le lorsque tu n’as pas le moral trop bas …
Un éditeur qui s’intéresse à ce que nous faisons, c’est sympa… Hélas encore rare :
http://www.julliard.fr/site/page_blogs_site_julliard_&500&1.html
Oui, ça fait chaud au coeur que nos chroniques soient lues par des éditeurs. On se sent reconnus dans cet univers si vaste, si inaccessible parfois. Et comme le souligne Noann, les visites d’éditeurs se font trop rares …
J’ai ce livre, je l’ai reçu grâce à Babelio ! Je l’ai commencé hier soir, juste quelques pages… critique dans quelques jours ou semaines…