Grand vin

Givre noir – Pierre Pelot

Présentation de l’éditeur :

Mado aime Dustin, qui aime Nell, que chérit Stany. Mais Mado n’est pas du genre à se laisser faire.
Même à 23h, la chaleur n’en finit pas de faire bouillir les cerveaux. On pourrait croire que tout commence ce soir-là, ce vendredi 13 caniculaire où Mado ramène Dustin à la maison, un jeune type à l’air franchement voyou. On pourrait croire aussi que Mado a un sérieux béguin pour Dustin, tant elle le protège des piques de Stany, son mari.
Mais il y a Nell, la renversante Nell, la nièce de Mado et Stany. C’est elle qui comprend la première que quelque chose cloche. Que Dustin n’est pas celui qu’on prétend. Que sa chère tante Mado a concocté une danse savante et macabre pour le quatuor en ébullition. Et que Stany pourrait bien y rester, comme feu le premier mari de Mado… Nell n’a qu’à tirer sur le fil pour que la vérité se déroule. Impitoyable et cynique.

L’avis de Martine :

Ce « petit » roman est une vraie perle, à apprécier par tous ceux qui aiment les bons livres et pas seulement le genre polar.

Si l’histoire est passionnante dès le début – au moyen de deux pistes narratives qui se rejoignent – l’auteur nous amuse avant tout par son art extraordinaire du dialogue… Les personnages s’animent comme par magie devant notre esprit.

Givre noirL’auteur adapte sa prose à chaque caractère : brute de décoffrage pour exprimer qui est Dustin, ironie désabusée et affûtée pour croquer Stany… C’est spontané et juste, souvent drôle, et dégage une force théâtrale. Bien que les propos des quatre protagonistes principaux semblent assez anodins, ils sous-tendent des sentiments très noirs : haine implacable, mépris.

Les décors et le climat ajoutent à la tendance malsaine : ils sont dépeints avec une brosse rugueuse, d’une patte de maître vive et aguerrie, en touches superposées. À petit pas presque insouciants, le récit prend forme autour d’événements assez habituels dans toute maisonnée : un hôte – pas tout à fait inconnu – est accueilli pour la nuit, puis pour le lendemain : on boit un coup, on se retrouve autour d’un repas… on croirait que l’auteur improvise, qu’il se laisse prendre au jeu de sa propre imagination… Puis de la nonchalance pointent les pires extrêmes du mal : la manipulation, la chantage, le meurtre.

Un excellent moment de lecture !

Givre noir de Pierre Pelot. Éditions de la Branche

Date de parution : 08/03/2012  
Article publié par Martine le 14 mars 2012 dans la catégorie Grand vin

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