vin de table

Double identité – Didier Van Cauwelaert

Un botaniste de renom, décédé depuis, avait découvert les vertus médicinales d’une plante indienne volée et utilisée par des cosméticiens peu scrupuleux.

Par amour pour sa femme et parce que son cerveau traumatisé et sa mémoire meurtrie font resurgir des douleurs intérieures, un tueur repenti, utilise l’identité de ce botaniste afin de sauver l’avenir de la plante aux mille pouvoirs…

À coup de marteau piqueur, il s’immisce dans les pensées et les expériences du botaniste pour arriver à ses fins.
L’auteur reprend sa ligne de conduite et revient ici avec l’agent Stephen Lutz. Je n’ai pas lu les précédents opus mais je n’ai pas éprouvé de difficulté à prendre le train en marche, si ce n’est que l’intrigue m’a très rapidement lassée et j’ai cherché tant bien que mal un soupçon d’émotion dans ce récit… Je suis restée sur ma faim. Double identité

L’auteur nous livre une sorte de thriller où se croisent passion, inconscient et folie. Le suspense est certes au rendez-vous du début à la fin mais atteint une vitesse de croisière et décourage un peu le lecteur que cela fascine et attise.

S’entrecoupent et virevoltent alors dans une danse infernale plusieurs thématiques, celle de l’inconscient humain, du pouvoir et de la recherche d’une identité fissurée.

Aussi l’apologie de l’écologisme où la plante médicinale prend une proportion si immense qu’elle en devient humaine, certes une ode à la nature mais un peu trop larvée à mon sens, celle-ci aurait pu être beaucoup plus développée.
Il y a quelques passages d’humour acide qui sauvent un peu le déroulement du récit mais est-ce là suffisant pour accrocher le lecteur ?

Bon, le récit est censé être drôle et captivant… mais j’ai franchement eu du mal à entrer dans cette histoire loufoque et ce méli-mélo où tout devient si abscons qu’on en perd le fil de ses idées.

Impossible de continuer à se perdre dans toute cette confusion et on referme le livre… épuisé mais pas repu.

« Je suis né Steven Lutz. Il y a quelques mois encore, j’étais le meilleur élément de la Section 15, une unité clandestine utilisée par la CIA pour éliminer discrètement les personnes menaçant les «intérêts supérieurs» des États-Unis.
Quelle raison pousse un homme à devenir tueur professionnel ? Dans mon cas, c’est le dégoût de l’amateurisme. Et l’abus de littérature. Aucune circonstance atténuante, en tout cas : j’étais un enfant banal, ni orphelin, ni battu, ni trop gâté. »

Double identité de Didier Van Cauwelaert. Éditions. Albin Michel

Date de parution : 02/04/2012  
Article publié par Celeste le 8 mai 2012 dans la catégorie vin de table

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