vin de table

Le bonheur en prime – Emmanuelle de Boysson

L’esprit en villégiature, les mots endormis dans ma plume, je vivote au gré de quelques lectures d’été en attendant les premiers balbutiements de la rentrée littéraire… Ainsi, mes chroniques se font plus rares, faisant place à des activités en plein air. Rien de plus efficace que les caresses d’Helios pour affronter les prémices de l’automne…

Je vous parlerai d’une de mes dernières lectures, un peu décevante…

Le baron Jules Berlingault est un homme âgé, charitable et taquin. Il vit dans un immeuble aux côtés de voisins qui se disputent à longueur de journée. Lassé de tout cela et pour éviter qu’arrive le pire, que les querelles ne prennent une tournure venimeuse, il les invite tous dans sa propriété de l’Ile de Ré en leur proposant un défi en guise de réconciliation. S’ils trouvent un terrain d’entente, un peu de sérénité, ils seront les héritiers de tous ses biens.

Le bonheur en primeMais les choses ne se dérouleront pas tout à fait comme Jules ne l’avait espéré… Gaspard, son valet depuis trente ans, persuadé qu’il serait le seul bénéficiaire de l’héritage, fera tout pour donner du fil à retordre à tous ces importuns débarqués là-bas, acteurs d’une farce aux saveurs acidulées…

La thématique, bien qu’ayant été approchée de nombreuses fois, eût pu être revue avec une dose d’originalité. Mais ici, l’auteure s’est bornée à nous livrer un conte banal, où des personnages un peu creux, voire insipides, se côtoient et profitent de la belle maison rétaise d’un papy nanti et oisif. Beaucoup de clichés dans cette histoire qui n’émeut ni ne laisse un souvenir fracassant.

Dans cette fable d’été, l’auteur nous parle de la sempiternelle quête du bonheur à travers des héros de pacotille, s’épuisant dans la quête de l’héritage d’un vieillard manipulateur.

L’atmosphère de ce récit est léchée comme le fait l’océan sur les rochers. Tout est surface et apparence mais l’auteur en reste là. Les personnages sont lisses et peu attachants, leur rare originalité tenant parfois à des patronymes relevant davantage du sobriquet que de la carte d’identité.

Je n’ai pas été séduite par ce roman qui sonne comme un peu comme un morceau de vie gentillet mais sans plus…

Distrayant certes. Rafraîchissant comme une crème glacée… Éphémère aussi…

À consommer exclusivement l’été, sous les rayons du soleil et pourquoi pas allongé sur l’une des belles plages de l’Ile de Ré…

Le bonheur en prime d’Emmanuelle de Boysson, éd. Flammarion

Date de parution : 07/05/2014  
Article publié par Celeste le 5 août 2014 dans la catégorie vin de table

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