Grand vin

La faille – Isabelle Sorente

Lucie Scalbert était la plus belle fille du lycée. Un regard profond, magnifique, et un petit supplément d’on ne sait quoi qui la rendait différente, magnétique. Tout semblait lui réussir, elle était couronnée de succès. Puis un jour elle disparut. Elle reviendra des années plus tard méconnaissable, le teint triste et terne, vieillie, voire éteinte. Mina, sa meilleure amie de l’époque, devenue romancière, la retrouve et s’interroge sur ce qui a pu l’amener à un tel délabrement. Elle apprend que Lucie a laissé tomber sa brillante carrière, parle de son mari avec un tremolo d’angoisse dans la voix, une certaine hostilité aussi. Ainsi, la belle Lucie, la merveilleuse comédienne d’antan aurait été victime de la possession et de la perversité d’un homme, jusqu’à la vider de ses substances.

la failleUne histoire de manipulation finement menée par l’auteure, qui ne se borne pas à nous livrer étape par étape les désastres qu’engendre l’emprise à divers degrés, jusqu’à la dégringolade. L’auteure scrute les tréfonds de l’âme de son héroïne, dissèque et analyse celle-ci pour tenter de comprendre où l’on se situe sur l’échelle de la perte de soi ou celle de la jouissance perverse, selon que l’on est victime ou bourreau.

Rien ici n’est négligé ni ne manque de profondeur. L’auteur nous livre une brillante analyse des fissures de chacun, des nôtres aussi bien entendu, et nous invite à l’avant-plan de la scène pour accompagner ses personnages dans leur jeu de rôle malsain pour l’un et blessant pour l’autre et nous renvoie à ces autres âmes parfois remplies de succubes, ou à la nôtre aussi, avec ses fragilités, ses fêlures et nos combats pour accéder enfin au salut.

Les mots s’entrelacent, s’arc-boutent dans une danse endiablée et sonnent juste du début à la fin. Les personnages sont consistants, vrais, vivants et évoluent dans une fresque spirituelle où se croisent à l’envi des êtres habités par les démons et d’autres qui tentent à tout prix de les combattre. Un très bon moment de lecture. Je recommande ce roman.

La faille d’Isabelle Sorente

Date de parution : 02/09/2015  
Article publié par Celeste le 26 octobre 2015 dans la catégorie Grand vin
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Cru bourgeois

Avec lui – Nathalie Poitout

De prime abord, je fus attirée par la sobriété de la couverture de ce roman qui côtoyait d’autres livres plus tape-à-l’œil aux habits de couleurs et de dorure. Rien de cela pour ce livre donc, un titre qui me plaisait noyé dans une page blanche…

Marie et Paul s’aiment c’est évident. Mais Marie se lance tête baissée dans les méandres de l’amour, se donne corps et âme à son amoureux tandis que Paul, plus réservé, se montre moins fougueux, se pose mille question et, à la différence de Marie, s’attèle à construire sa vie de couple sur des bases solides avec certaines conditions.

Un récit qui ressemble un peu à un manuel de psychologie qui traite du couple, de l’amour, du désamour, des chemins jalonnés d’émois et de déceptions, des ressentis de l’homme et la femme qui se situent parfois à mille lieues les uns des autres. Et l’on lit d’une traite ce petit concentré de sentiments, d’émotions, d’harmonie et de désaccord.

Avec luiUn portrait mouillé d’acide parfois sur ce qu’est le monde actuel, bousculé entre l’envie d’une vie amoureuse sans anicroche et celle d’une passion qui laisse le cœur meurtri.

Les chapitres virevoltent, s’entrechoquent et invitent le lecteur à une danse rythmée des sentiments. L’auteur invite à une réflexion sur les bases de la construction d’un couple et sur le schéma de notre société actuelle jouxtant entre gris clair et noir profond.

Certes, ce court récit m’a donné un bon moment de lecture mais je déplore un peu le côté « guide du couple parfait » rempli de clichés que l’on trouve dans les rayons des librairies à la rubrique psychologie. Car ici Marie et Paul sont bien le reflet d’une société où l’amour séjourne dans les cœurs mais ne trouve pas toujours une place idoine dans nos vies morcelées de malentendus et de déchirures. Et l’auteur de nous inviter à nous poser cette question fondamentale : être heureux à deux ou seul, mais être libre surtout ?

À travers une écriture pharmaceutique, l’auteur nous livre une histoire ordinaire tissée d’amour grandiose, de solitude parfois…

Avec lui de Nathalie Poitout, Alma éditeur

Date de parution : 19/05/2015  
Article publié par Celeste le 18 octobre 2015 dans la catégorie Cru bourgeois
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Grand vin

La nuit de feu – Eric-Emmanuel Schmitt

« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989.»
1989, l’auteur entame une randonnée de dix jours dans le Sahara. Il découvre de nouveaux horizons qui bousculent sa vision des choses et de la vie. Ainsi, il noue une relation avec les Touaregs, marche dans les étendues sablonneuses du Hoggar et se perd… Le voici, le temps de longues heures d’errances, loin de ses repères, sans la moindre source d’eau ni nourriture, au milieu de nulle part. Et sous le dais étoilé, il se met à frissonner d’angoisse, se demandant si quelqu’un pourra le localiser, lui qui n’a aucune idée d’où il se trouve, s’il retrouvera enfin ses balises, ses certitudes mêmes, celles du philosophe athée qu’il est. C’est alors qu’il se sent poussé par une force immense, ressent comme une lumière éblouissante et bénéfique qui éclaire son cœur et son esprit.

la nuit de feuQue s’est-il donc passé cette nuit-là ? Est-ce un signe mystique envoyé du ciel et destiné à le rassurer, le guider ? Pour ce philosophe en pleine perdition c’est une révélation qui surgit en lui. Peut-être qu’au fond il existerait bien un Dieu, sauveur et protecteur. Et pour cet homme ce sera le chemin vers la croyance, la foi.

D’emblée, l’on est séduit par ce récit de voyage qui tourne au cauchemar et invite à une réflexion sur l’existence ou non d’un dieu. Que l’on soit croyant ou athée, ce récit d’une grande richesse nous bouleverse et les certitudes que l’on croyait indélébiles, inaltérables que d’aucuns enseignent alors qu’en vérité ils ne savent rien, s’effondrent… L’on suit avec beaucoup d’attention la pensée de l’auteur, le long chemin qu’il parcourt pour trouver un apaisement, un refuge dans la foi. L’auteur nous emporte dans un pan de sa vie, une nuit de désarroi qui finit en explosion divine.

Le style est raffiné, frôlant tour à tour le rêve et la quête spirituelle, tandis qu’entre les lignes s’immisce un souffle poétique et délicat. Point de mots stériles, tout est juste et le message de l’auteur est empli de sagesse et d’humilité.

Une belle promenade intérieure par une nuit d’insomnies…

La nuit de feu d’Eric-Emmanuel Schmitt, éd. Albin Michel

Date de parution : 02/09/2015  
Article publié par Celeste le 3 octobre 2015 dans la catégorie Grand vin
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Cru bourgeois

Les eaux troubles du mojito et autres belles raisons d’habiter sur terre – Vincent Delerm

Se laisser bercer par les bonheurs ténus du quotidien, de l’instant éphémère d’un doux baiser, d’une étreinte un soir d’été, d’un apéro sucré et enivrant. Ou se lancer sur une piste pour une danse endiablée alors qu’on n’aurait jamais osé auparavant, se ravir de la quiétude d’un lieu ou d’un être, croquer dans un fruit mûr. Nous voici embarqués dans une promenade jalonnée de ravissements et de délices.

Des textes succincts, intimes qui nous disent avec délicatesse, qu’il faut à tout prix se réjouir de l’instant présent et croquer le bonheur à pleines dents.

Au fil de cette courte promenade, l’on se remémore de beaux souvenirs d’antan, se réjouit de ce temps révolu qui fait place à de belles surprises, de nouveaux émois, de nouveaux plaisirs et l’on se dit que demain nous promet des instants d’exception, de belles découvertes.

Les eaux troubles du mojitoAinsi, le bonheur est donc à la portée de tous, pourvu que le soleil s’immisce dans le ciel désolé des cœurs meurtris, pourvu qu’on y croit de toutes ses forces, que l’on savoure chaque instant du plus banal au plus extraordinaire en gardant le sens de l’émerveillement, en ne laissant jamais s’éteindre la petite flamme qui sommeille en nous.

Alors oui la vie est belle nous dit l’auteur à travers des mots doux et sucrés, des lignes imbibées de poésie et l’on se retrouve parfois, souvent, énormément dans cette fable aux parfums de fruits acidulés, on se gave de toute la liesse et le bien-être qui s’immiscent dans le cœur et l’esprit en refermant cet opus que l’on a dévoré comme un guide du bonheur à tout prix.

J’ai apprécié cette douce balade du bonheur mais l’auteur n’est-il pas un peu trop utopiste en nous convainquant qu’il suffit de quelques plaisirs légers, quelques enchantements passagers pour faire disparaître les éclaboussures du passé ou les lendemains qui ne sont pas toujours ensoleillés ?

L’on y croit… Certes.

Les eaux troubles du mojito et autres belles raisons d’habiter sur terre de Vincent Delerm, éd. du Seuil

Date de parution : 20/08/2015  
Article publié par Celeste le 21 septembre 2015 dans la catégorie Cru bourgeois
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Grand vin

D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

Après nous avoir livré en 2011 les souffrances psychologiques de sa mère, ce sont ses désarrois intérieurs que l’auteur nous fait partager à présent. Le récit est une sorte de journal intime d’une écrivaine chamboulée par des périodes de sa vie, d’abord le départ de ses enfants, puis une rencontre lors d’une soirée avec une inconnue tout à l’écoute de ses symptômes dépressifs et enfin l’angoisse de la page blanche, l’impossibilité d’écrire qui la rend fébrile, lui font perdre ses repères. Et alors que les symptômes de la dépression s’aggravent, cette nouvelle amie rencontrée il y a peu tente de l’aider en la poussant à s’épancher plus encore, à lui révéler une vérité… Une amitié sincère et fusionnelle s’installe entre elles et l’auteure se sent complètement absorbée par l’intensité que dégage son amie, lui trouve tant de ressemblances avec elle.

L’auteure nous relate ici un pan de sa vie jalonné de tourments et d’incertitudes. Dans ses confidences, se côtoient l’imagination et la vraie vie. Et un suspense larvé s’immisce doucement entre ses lignes, rendant le récit quelque peu palpitant. Et l’on suit sa dérive intellectuelle, ses questionnements, sa détresse de ne jamais plus sortir du vide abyssal qu’éprouve parfois un écrivain en panne de mots, la plume chancelante et l’esprit en jachère, confus, se heurtant au trou de mémoire et à une sorte de langueur intellectuelle.D’après une histoire vraie

Sommes-nous le témoin de la déliquescence d’une auteure en pleine perdition ou essaie-t-elle de nous entraîner dans son imaginaire en nous parlant à travers un personnage créé pour délivrer un message ? Tout devient flou et cette sensation nous trouble parfois…

Ainsi, quand elle nous parle du succès qui arrive vite et monte à la tête, elle orne ses mots d’un liseré d’or et s’emballe devant la gloire et les succès qui s’enchaînent, tandis qu’elle souligne d’un trait noir et épais la chute vertigineuse qui se produit lorsque l’auteur ne reçoit plus l’enthousiasme d’antan, quand s’installe la déprime, l’angoisse, le manque d’inspiration, la dégringolade.

Parce qu’elle parle à cœur ouvert mais fait planer tout autour l’ambigüité quant à la réalité de son personnage, l’auteure se dévoile avec beaucoup de pudeur, évitant en cela le piège du panégyrique ou des lamentations de celui qui discourt de sa personne, se plaint et s’écoute parler…

Un roman qui jouxte entre vérité et rêverie, une balade dans l’intimité d’une âme en perte de repères, une sorte de récit thérapeutique aussi pour une auteure à bout de souffle en quête de renaissance…

D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan

Date de parution : 26/08/2015  
Article publié par Celeste le 14 septembre 2015 dans la catégorie Grand vin
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Grand vin

Miroitements – Erwin Mortier

Le monde a tellement changé… Derrière des lendemains de rêves se cachent d’effroyables détresses. Face à ces bouleversements futurs, Edgard se sent démuni. Alors il cherche le réconfort dans la compagnie de ses cinq amants. Grâce à eux, il panse quelque peu ses blessures les plus profondes et les stigmates que porte sa chair. Edgard, rescapé de l’enfer de 14-18 ne s’en est jamais tout à fait délivré, jamais tout à fait absous…

Le passé resurgit dans la mémoire d’Edgard… Il se souvient de ce bord de l’eau où adolescent, il se promenait nu avec ses amis, eux aussi déshabillés, que de plus il s’était ému du corps de Jean dans un hôtel à Marseille, de Pierre, son plus fidèle amant ou encore des mains caressantes de Noburu à Osaka. Mais il se remémore surtout Matthew, son grand amour, mari de sa sœur… Et dans cette valse charnelle, le narrateur s’épanche, relate sans gêne ni honte, le souvenir sulfureux de ces amants, de ces peaux jadis caressées, à une époque où l’homosexualité était bannie, condamnée.miroitements Ainsi Edgard fait fi de ce que les bien pensants considèrent délit et se laisse porter par ses pulsions, aimera en secret, vivra de fougues et de passion, sous le joug de la bourgeoisie catholique flamande, prête à lancer le couperet fatal.

L’auteur nous dessine un portrait d’homme qui, pour oublier l’Histoire et ses meurtrissures, trouve asile dans l’amour et le désir. L’écriture est étincelante et voluptueuse. Le récit coule langoureusement comme une rivière dans les prés et les lieux croisés sont magnifiquement décrits, la poésie s’immisce entre les lignes, où séjournent mélancolie et désarroi.

Une promenade douce et sensuelle dans l’intime d’un personnage meurtri par les blessures de la guerre, qui trouve le nirvana auprès d’amants effrénés et interdits…

« Nos corps sont collants de sueur, de vapeurs de notre haleine, de nos pores, de nos sécrétions. »

Miroitements d’Erwin Mortier, éd. Fayard

Date de parution : 26/08/2015  
Article publié par Celeste le 6 septembre 2015 dans la catégorie Grand vin
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Cru bourgeois

Au pays du p’tit – Nicolas Fargues

Une fin d’été qui ronronne encore et les premiers balbutiements de la rentrée qui résonnent déjà en sourdine… Me voici de retour ici, dans notre bel espace, pour vous livrer mon premier billet de lecture, dois-je dire de fin d’une période ou de début d’une autre, je l’appellerai donc « ma chronique d’entre d’entre-deux saisons… »

Romain a 44 ans, enseigne la sociologie à l’université et vient de publier une étude acerbe sur la culture et les mœurs françaises. Lassé, amer, plus grand chose n’a d’importance dans sa vie, hormis peut-être les femmes et les voyages. Au pays du p'titAlors, certes il aime les femmes mais il joue un jeu de séducteur acharné plutôt que celui d’amoureux transi et sa passion pour les voyages n’est sans doute que le reflet de son dégoût pour la France. Mais tout cela a-t-il un sens ?

Ainsi, il se morfond dans la morosité et l’aigreur lorsqu’il accepte une invitation à participer au colloque à Moscou pour y présenter ses thèses. Là-bas, il fera la connaissance de Janka, 25 ans, étudiante en histoire des civilisations. Il se montre d’abord circonspect et repousse les avances de la belle étudiante, se donnant comme premier prétexte de ne pas céder à une jeune femme dont il pourrait être le père et ensuite parce que ses pensées se tournent surtout vers l’offre que lui a faite une université américaine prestigieuse afin qu’il y enseigne.

Mais cet homme las et meurtri de solitude fléchira-t-il devant les atouts de la belle Janka ?

Dans ce pamphlet, l’auteur nous livre le parcours d’un héros hostile, rongé de solitude et d’amertume qui se retranche dans un cocon de haine de sa France natale et de ses racines culturelles. Comme à l’accoutumée, Nicolas Fargues nous entraîne dans un pas de deux à la fois enjoué et cynique où se mêlent des sujets graves comme la fatigue de soi, la peur irraisonnée de vieillir et la répulsion de son pays.

Et dans les tréfonds du cœur de ce héros désarçonné résonne le glas d’une grande colère prête à éclater à la moindre étincelle…

Un roman qui se lit comme un billet d’humeur aigre-doux mais qui traverse la mémoire sans s’y attarder très longtemps…

Au pays du p’tit de Nicolas Fargues, éd. P.O.L.

Date de parution : 20/08/2015  
Article publié par Celeste le 31 août 2015 dans la catégorie Cru bourgeois
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érotique

Lieu de cul(te) – Miss Kat

Présentation de l’éditeur :

Après l’écriture d’un article sur le thème des sociétés secrètes, Sandra prend des vacances dans un petit village. En passant la porte de l’église, elle découvre ce qu’elle aurait aimé dénicher plus tôt.

« Curieuse au point d’en avoir fait sa profession, Sandra s’abstint pourtant de tout mouvement : son instinct de journaliste lui disait qu’elle ferait mieux, pour son premier jour, d’observer plutôt que de participer. Elle ne fut pas déçue. »

Quelle est cette organisation qui donne un sens très particulier au dogme chrétien « aime ton prochain comme toi-même » ? La journaliste donne de sa personne pour le comprendre.

Mon avis :

Lieu de culteUne nouvelle écrite sur un ton particulier, décalé, avec une pointe d’ironie à chaque ligne. Nous plongeons dans la curieuse ambiance d’un village pas vraiment catholique, bien qu’aucun paroissien ne voudrait manquer une messe. Il s’y passe des faits surprenants, et le curé a des manières assez curieuses, tout à l’opposé de ce qui se pratique depuis deux mille ans. C’est avec délectation que j’ai lu cette nouvelle adroitement menée et bien construite, qui nous fait vivre des moments cocasses autant que torrides. L’écriture est justement dosée et la sensualité à la fois délicate mais nullement pudibonde. L’auteure manie la drôlerie et la bizarrerie avec talent. C’est un texte comme on aimerait en lire plus souvent.

Extrait :

« Avec un naturel confondant, de la plus âgée à la plus jeune, les femmes se dévêtirent entièrement. Le rituel semblait bien rôdé : elles portaient toutes des vêtements amples, faciles à retirer. En quelques secondes, les robes, chemisiers et pantalons tombèrent sur le sol.

« Elles ne portent pas de culotte », remarqua Sandra que ce détail captiva presque autant que le fait de voir dix femmes nues dans une église.

Il y en avait pour tous les goûts : quatre brunes à la peau gorgées de soleil, une métisse à la toison de jais, trois blondes, dont une seule naturelle et même deux rousses, des sœurs probablement.

Les jeunes femmes nues vinrent se mettre en ligne devant le prêtre. Elles n’avaient pas toutes un physique parfait, loin de là, mais paraissaient à l’aise au milieu de cette bâtisse pourtant peu chauffée. Sandra s’attendait presque à ce qu’elles saluent la foule, comme lors de l’élection de Miss France. »

Lien vers la page de l’éditeur:   Lieu de culte

Lieu de cul(te) de Miss Kat aux éditions Dominique Leroy. Illustration de Virgilles

Date de parution : 20/08/2015  
Article publié par Noann le 25 août 2015 dans la catégorie érotique, Grand vin
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