Grand vin

L’enfant qui – Jeanne Benameur

Trois personnages mis en scène après un drame, la disparition d’une femme.

Elle s’est enfuie un beau jour, lassée de cette demeure en laquelle elle avait cru, où elle avait déposé des fragments de son âme de mère adorée, de femme aimée et de belle-mère négligée.

Un enfant, meurtri par la perte de sa maman, marche avec pour seul compagnon, un chien et dans son cœur un patrimoine lourd à porter, sa liberté, un exil imposé. Il déambule dans la forêt et cahin-caha, connaît de nouvelles expériences, s’émerveille de lieux inconnus, marche encore et encore jusqu’à un lieu insolite, la maison de l’à-pic. Il se souvient des mots prononcés par sa mère. Cette maison au panorama si impressionnant qu’on pouvait y voir une ville entière, y faire le vœu d’un avenir meilleur.

L'enfant quiUn père, menuisier, qui a perdu la tête pour une femme rencontrée à la foire du village, l’a emmenée dans la demeure, lui a même fait un enfant mais elle l’a quitté. Depuis, il tente désespérément de survivre seul et cherche par tous les moyens à se délester de ses démons, de ses souvenirs d’antan.

Et puis une grand-mère, qui explore les fermes voisines, dans l’espoir d’y trouver des indices afin de mettre en lumière les secrets enfouis et qui affirme tout de go que la vie est ainsi, faite d’habitudes et de train-train qu’il ne faut guère perturber.

Ainsi ils méditent, se posent mille questions qui restent désespérément lettre morte. Et si la disparue avait trouvé le chemin à suivre pour approcher le bonheur, la sérénité ? Et si, sur ce chemin de l’ailleurs, elle nous entendait ? Tout devient chimérique. On se prend à réfléchir tout bas, et notre corps frémit tandis que notre âme tressaute quand nous reviennent les souvenirs de ceux disparus que l’on a aimés. Et si l’on suivait nous aussi ce chemin onirique, peut-être qu’ils nous y attendent sereins et remplis d’un doux bonheur ?

Un roman étrange, porté par une plume poétique et délicate, qui nous désarçonne autant qu’il nous laisse la possibilité d’une réflexion intime sur le deuil, les écorchures de la vie.

L’enfant qui par Jeanne Benameur

Date de parution : 29/04/2017  
Article publié par Catherine le 11 juillet 2017 dans la catégorie Grand vin
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Cru bourgeois

Petites histoires pour futurs et ex-divorcés – Katarina Mazzeti

D’abord, il y a les divorcées et parmi elles, celle remplie d’amertume qui condamne et sanctionne le mari déloyal, celle qui collectionne les pièces faisant office de preuves, celle qui s’est fait spolier et déposséder de ses biens… Puis il y a les futurs séparés ou qui frôlent la rupture… Et ceux qui font volte-face et décident de rester finalement ensemble, non par amour mais la force des choses, ou pour l’argent.

Avec une incroyable bonne humeur et beaucoup de véracité, l’auteur dissèque ces histoires d’amour et de désunion en portant sur le couple un regard d’abord détaché puis en s’immisçant avec pudeur dans l’intimité de ceux qui s’aiment puis se déchirent, s’enlacent puis s’empoignent.

Petites histoires pour futurs et ex-divorcésÀ travers ces nouvelles, chacun s’y retrouve un peu et si l’on a le cœur meurtri par le désamour, on se sent même soutenus et réconfortés puisque l’auteur nous convainc que cela n’arrive pas qu’aux autres… Certes, nous avons tous été confrontés à un moment ou un autre à l’envie de s’enfuir, d’être enfin libres, de goûter aux plaisirs d’une vie de célibataire sans n’avoir de compte à rendre à l’autre toujours à l’affût du pas de travers. Et une fois le pas franchi, l’on se rend à l’évidence… Celle de qui on ne pouvait plus voir le nez au milieu de la figure, celui qui nous agaçait par ses sarcasmes, ses absences, deviennent les meilleurs compagnons du monde et nous manquent cruellement. Certes…

Ce recueil de nouvelles est sans conteste un bon délassement, qui ne laissera cependant pour ma part qu’un souvenir fugace…

N.B. perso : pourquoi donc s’arrêter et s’encroûter dans une vie sans anicroche mais sans passion, ne s’arc-bouter qu’à une seule personne alors que l’on peut aimer ailleurs, pourvu que l’amour et la passion soient au rendez-vous…

Petites histoires pour futurs et ex-divorcés par Katarina Mazzeti, éd. Gaïa

Date de parution : 2/05/2017  
Article publié par Catherine le 25 juin 2017 dans la catégorie Cru bourgeois
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Comestible ?

Inhumaines – Philippe Claudel

Résumé :

Nous sommes devenus des monstres.
On pourrait s’en affliger.
Mieux vaut en rire.

Nous sommes bien loin ici des souvenirs émus qu’avaient donné l’exceptionnel « La petite fille de Monsieur Linh » et le non moins excellent et plus récent « L’arbre du pays Toraja »…

L’auteur livre tout de go les dérives du monde actuel, celles de la société française des années 2015 en l’occurrence. À travers un ramassis de considérations absurdes, de délires insensés qui frôlent l’avilissement, l’auteur accuse l’humanité de se laisser porter, sans foi ni loi, dans les méandres vils et malsains et par là même dans les coulisses d’un monde où l’on se livre à la pornographie déliquescente, à des situations grotesques sans s’imaginer l’impact de celles-ci sur l’âme humaine puisqu’elle est à présent bafouée, abîmée… Un monde de pacotille qui vit sous le joug de l’égocentrisme et l’inhumanité.

Pour ne citer qu’un passage sordide : un type se rend chez sa mère et, après avoir pris de ses nouvelles à la hâte, la tue en lui assénant des coups au moyen d’une statue de la Vierge en bronze et opaline qui trônait sur sa table de nuit…

InhumainesL’auteur condamne une société en perdition qui se livre sans vergogne à toutes les dérives, qu’elles soient sexuelles, cruelles, saugrenues pourvu qu’elles soient abjectes. Le tout à travers une plume bâclée que l’on ne reconnaît pas à l’auteur.

Je me bornerai donc à ne donner qu’un avis succinct puisque, fondamentalement, il n’est guère utile de s’éterniser sur cet opus dont la valeur littéraire laisse à désirer. Je dirai simplement que ma déception est très grande et qu’après avoir refermé ce livre, je me hâterai vers les œuvres citées plus haut afin de les relire et de n’imprégner du style de l’auteur que j’ai apprécié maintes fois…

L’auteur nous assomme de son amertume quant à la dégringolade de la société actuelle, mais plutôt que nous guider vers des solutions pour retrouver la quiétude, ou à tout le moins un peu de sérénité, il se renfrogne et diffuse sa sinistrose par des touches d’humour, pense-t-il…

Je terminerai en disant : si vous n’avez jamais lu Claudel, plongez-vous dans ses romans plus anciens et ô combien magnifiques qui méritent de s’y attarder mais ici faites un virage à 180° pour fuir ce pétage de plombs certes inattendu mais indigeste…

« Nous avions tiré à la courte paille et c’est lui qui avait gagné le premier mois d’esclavage sexuel. J’ai gardé l’urne en attendant. Nous l’avons accueillie le mois suivant. Ma femme et moi lui avons tout fait faire. Sodomie. Urologie. Zoophilie. Dressage. Puis nous nous sommes lassés. On se lasse de tout. »

Inhumaines par Philippe Claudel, éd. Stock

Date de parution : 1/3/2017  
Article publié par Catherine le 13 juin 2017 dans la catégorie Comestible ?
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Grand vin

Silencieuse – Michèle Gazier

À Saint-Julien-des-Sources, un bourg de six cents habitants, des êtres se croisent au détour d’une ruelle, dans un bistrot, à la supérette, entre autres, mais ne sont pas très loquaces… Il y a Hans Glawe, peintre et sculpteur allemand dont l’œuvre imprégnée de sauvagerie et de brutalité a fait la renommée, Louis, un hippie étranger que la vie a meurtri et qui retrouve chaque nuit son amante, la petite caissière de la supérette. Il y a aussi Claude, un sociologue retraité, qui passe la plupart de son temps à épier discrètement les pérégrinations des habitants du village et écrit une chronique sur Hans qui l’interpelle. Mais la seule qui donne à cet endroit désolé une petite touche de lumière, colore en bleu le quotidien de ces gens aigris est Valentina, une petite fille étrange et taciturne qui se retranche derrière une paroi de silence et garde enfouis ses souvenirs.

silencieuseEntre les habitants, les échanges verbaux sont exceptionnels, peut-être de temps à autre se saluent-ils d’un petit signe de la main ou hochent-ils de la tête pour adresser un bonjour.

Dans ce monde irréel, les rumeurs vont bon train, toutes larvées, les non-dits s’agglutinent pour devenir une sorte de magma inébranlable, les secrets sont cloisonnés dans les cœurs et chacun essaie de sortir tant bien que mal de sa thébaïde. Pour l’un, il s’agira de se réfugier dans son art, sa passion, pour l’autre d’observer sans dire mot les faits et gestes des habitants et pour le dernier de s’attacher à la rédaction d’une analyse approfondie d’un personnage visé, dans le but peut-être d’apaiser ses propres tourments.

Ainsi, chacun tente de s’arracher à une solitude morbide, un silence tellement étouffant qu’il en devient insupportable de cris et de tumultes. Et derrière cette barricade de mutisme, se retrouvent des êtres tourmentés et blessés par la pesanteur du passé.

L’auteur nous entraîne avec brio dans un huis-clos suffocant nous invitant par là même à une réflexion sur les désastres de la solitude et sur les ravages engendrés par l’absence de communication entre les êtres.

Un examen pertinent sur les problèmes de communication qui déchirent et abîment les hommes…

Silencieuse par Michèle Gazier

Date de parution : 30/03/2017  
Article publié par Catherine le 6 juin 2017 dans la catégorie Grand vin
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vin de table

L’empire du mail – Jean Grimaldi d’Esdra

Présentation de l’éditeur :

Dès le milieu des années 90, l’email a commencé à modifier notre manière de communiquer… Jusqu’à la bouleverser totalement. La simplicité d’écriture, la gratuité de l’envoi, la rapidité d’exécution et de réponse, la suppression des intermédiaires, l’anonymisation, sont autant de caractéristiques propres au mail qui ont transformé nos comportements tant personnels que professionnels.Tant et si bien que la gestion des mails est aujourd’hui devenue l’activité principale du manager, au détriment du contact direct : cliquer, c’est communiquer, cliquer, c’est manager.

Dans cet ouvrage, Jean Grimaldi d’Esdra retrace la naissance de cet « empire du mail » et les conséquences de son utilisation intensive sur l’activité professionnelle et les modes de relations humaines. Car les risques sont réels : la distraction par la messagerie entraîne une attention disloquée, et des rapports plus artificiels entre collègues, voire en famille.L’auteur nous invite ici à prendre du recul sur notre propre pratique des messages électroniques.

Combien de temps passons-nous connectés à notre boîte de réception ?

Comment classons-nous ? Quand répondons-nous et de quelle manière, avec quel langage ? Une réflexion qui, sans diaboliser la technique, apparaît nécessaire. Car qui comprend l’outil peut d’autant mieux le maîtriser… et en éviter les excès.

Mon avis :

Voici un document très intéressant sur un sujet qui nous concerne tous : le mail. Nous concerne tous oui, si ce n’est qu’il est question essentiellement d’usage professionnel, en entreprise, et moins l’usage privé. Le sujet eût pu être traité de manière plus globale, car l’internaute à domicile risque de se sentir peu concerné. Celui-ci a d’ailleurs tendance à abandonner le mail au profit de messageries instantanées, souvent liées à des comptes de réseaux dits « sociaux ».

Mais qu’à cela ne tienne… J’utilise le mail depuis les années ’80 en intranet, et je pensais trouver dans ce document matière à réflexion..(pour la petite histoire, je suis ingénieur en télécom donc aux première loges…) Ce qui fut le cas, puisque l’auteur met le doigt avec beaucoup de pertinence sur les avantages mais aussi sur les inconvénients du mail. Il nous apprend qu’un employé reçoit en moyenne 60 à 80 mails par jours, ce qui lui prend une bonne partie de la journée… Et l’auteur de s’interroger, à juste titre, sur le côté chronophage de cette activité, mais aussi sur les conséquences sociales qui en découlent. Le sujet est de ce point de vue fort bien développé, de façon méthodique et assez analytique…

L'empire du mailJe déplore la réduction de point de vue au milieu professionnel, réduction encore accentuée par le fait qu’il est davantage question du travail des cadres et non de l’employé moyen, lequel est loin d’être débordé – sauf pour ceux qui sont en charge de la communication. Il existe, en outre, des logiciels qui facilitent grandement le travail, avec des cases à cocher, des réponses types et des systèmes de classement automatiques et de référencement des expéditeurs. Tout n’est donc pas si compliqué. Le débat est un rien dépassé, au vu des techniques actuelles. Enfin, n’oublions pas qu’avant une entreprise devait engager des standardistes et gérer des call-centers.Les dialogues par téléphone étaient chronophages et pas forcément plus agréables… Aujourd’hui la technologie a grandement réduit les coûts et les moyens humains nécessaires. Tout n’est donc pas si morose, mais l’essentiel est d’adopter les moyens nécessaires. Il est bien regrettable que ceci se fasse souvent au détriment de l’humain, comme le souligne l’auteur à juste titre, mais l’humain est rarement au centre des débats…

Enfin, on aurait aimé que l’ouvrage soit nourri de plus d’anecdotes comme il en existe tant, et que le sujet soit plus étayé et plus documenté. Peu de citations, peu de références. Ce n’est pas un livre grand public mais ce n’est pas non plus un essai de haut niveau. Mon verdict est donc plutôt réservé…

L’empire du mail – Jean Grimaldi d’Esdra

Date de parution : 1/05/2017  
Article publié par Yves Rogne le 3 juin 2017 dans la catégorie vin de table
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Cru bourgeois

Des nouvelles de l’amour – Nicolas Rey

L’auteur nous invite à une balade de l’amour dans tous ses états, qu’il soit d’ordre sexuel, romantique, maladroit, un peu « vielle France » ou encore sensuel. Il en va même de l’issue la plus douloureuse, la rupture. À travers ces nouvelles qui sont tout de go livrées au lecteur comme des éclats, des messages envoyés en plein cœur, l’amour s’immisce entre chaque ligne puisqu’il est le seul dénominateur commun entre les personnages de ces récits succincts, s’arc-boutant tous, chacun à sa manière, à leur unique raison de vivre, l’Amour…

Et l’auteur de nous convaincre qu’aimer est essentiel, même si parfois l’on aime mal, on a le cœur de guingois, l’âme en plein chaos. Ici, il est aussi question d’amitié, de famille, d’autres sentiments que ceux que connaissent les amoureux.

Des nouvelles de l'amourAux antipodes l’un de l’autre, à Paris ou dans les villages de la France profonde, des destins illusoires se croisent ou non, mais partagent tous … Qu’ils soient artistes, femmes au foyer, ouvriers, ils se démènent tous pour connaître l’amour. Et pour trouver ce bonheur suprême d’aucuns se tourneront vers une sexualité débridée, se perdront dans l’univers des fantasmes, et à cause de cela se retrouveront aigris, désabusés, n’auront connus que quelques instants d’un bonheur fugace et artificiel sans jamais approcher l’amour, le vrai tandis que d’autres se noieront dans la mélancolie ou la sinistrose, ceux qui par chance ont connu la félicité, l’amour grandiose, mais l’ont perdu, ont essuyé une rupture, une séparation qui les a rendus exsangues, et d’autres encore sublimeront désormais leur amour que le temps avait un peu endormi.

Voici donc un recueil de nouvelles qui embaume l’amour et exclusivement l’amour. Des bouts de vie, ou plutôt des fragments d’amour qui s’enchaînent les uns et les autres à la manière d’un ballet rythmé, d’une farandole tantôt joyeuse tantôt morose quand l’amour fait mal.

De courts textes certes agréables à lire mais qui souffrent un peu du manque d’originalité de la thématique mille fois approchée…

Des nouvelles de l’amour, Nicolas Rey, éd. La Martinière

Date de parution : 13/04/2017  
Article publié par Catherine le 31 mai 2017 dans la catégorie Cru bourgeois
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Grand vin

Le chien, la neige, un pied – Claudio Morandini

Adelmo Farandola vit dans la montagne italienne, isolé du monde et des tumultes. Dans sa thébaïde, il ne fréquente ni ne voit personne, hormis peut-être de temps à autre croise-t-il le garde-chasse mais il ne s’en souvient guère. Adelmo perd la mémoire depuis quelque temps. Et son univers se résume à peu de chose : se nourrir un peu, ranimer l’âtre de sa cheminée, juste de quoi vivre un peu. Et puis il y a ce chien qui surgit de nulle part un beau jour, le suit et devient son seul interlocuteur et ami d’infortune. Les saisons défilent inlassablement sans que quoi que ce soit ne change dans la vie du vieil homme.

Le chien, la neige, un piedJusqu’à ce jour de printemps où le dégel fait place aux premiers balbutiements de la nature en éveil… Au creux d’un tapis de feuillage non loin du chalet, Adelmo fait une curieuse et morbide découverte. Un pied humain se trouve déposé là, sur le sol humide débarrassé de la neige qui s’en est allée doucement.

Et Adelmo se met à gamberger… Il essaie de se souvenir de ce qui s’est passé l’an dernier mais en vain. Sa mémoire lui joue des tours et il n’arrive pas à s’expliquer ce qui a bien pu se produire. Qui aurait bien pu déposer là-bas ce morceau d’humain ?

Avec une juste dose de suspense, l’auteur nous livre une fable au ton féroce qui désarçonne et nous tient en haleine jusqu’au bout. Le récit, certes succinct, au style aigrelet est lourd de messages tous percutants et nous parle de solitude, celle qui finit par rendre l’humain incapable de structures, de repaires, le met à plat jusqu’à devenir exsangue.

L’histoire est fascinante, jouxte même parfois l’épouvante mais à l’intérieur de la noirceur de ce conte, l’auteur injecte de petites touches poétiques qui donnent au récit une dimension onirique.

J’ai beaucoup aimé cet univers décalé et l’histoire m’a d’autant plus émue parce qu’elle me replonge dans le cadre montagneux de ma prime enfance…

Le chien, la neige, un pied de Claudio Morandini, éd. Anacharsis

Date de parution : 09/03/2017  
Article publié par Catherine le 18 mai 2017 dans la catégorie Grand vin
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Cru bourgeois

Qu’est-ce qu’on attend pour vivre mieux ? Jean-Michel Cohen

Présentation de l’éditeur :

S’appuyant sur son expérience de médecin, mais aussi de père et de grand-père, le Dr Jean-Michel Cohen nous révèle ses secrets pour bien vivre, plus longtemps et en meilleure forme. Vous découvrirez les 5 piliers du « Vivre mieux » : la nutrition, la forme, le sommeil, le mental et le corps.
« C’est si simple de vivre mieux ! » Voici le message que le Dr Cohen souhaite faire passer. Et ce message s’adresse à tous, que vous ayez 30, 40, 50, 60 ans ou plus : il est temps de prendre soin de vous pour gagner des points de vie !

Rien de difficile, il est surtout question de prise de conscience et de nouvelles habitudes : réapprendre à mieux manger, avoir une meilleure hygiène de vie… Mais tout en continuant à se faire plaisir. Car la frustration n’amène rien de bon ! Alors serez-vous prêts à relever le défi et appliquer ces « recettes de longévité » ? Car tout le monde peut y arriver !

Mon avis :

Qu'est-ce qu'on attend pour vivre mieux ?Ce livre est une mine d’or. Il donne des conseils nutritionnel importants, que tout le monde devrait connaitre, en particulier les restaurateurs. La tendance étant centrée sur le goût ou la facilité, au détriment du reste. Cinq fruits et légumes par jour, dit-on souvent, mais ce n’est pas si simple, parce que chaque fruit et chaque légume possède ses qualités. C’est ici que ce livre est intéressant : il brosse un portrait détaillé des principaux aliments, et en donne les qualités et les défauts ; vitamines, lipides, glucides et surtout fibres, en exposant pourquoi il est intéressant de les utiliser et en donnant des idées de menus. Il y a des tableaux détaillés avec les différentes teneurs en nutriments.

Mais ce n’est pas un simple guide sur l’alimentation. L’ouvrage est réparti en cinq clés : la nutrition, la forme, le sommeil, le mental et le corps. L’auteur aborde la pratique de l’activité physique et donne des indices pour des activités utiles, en insistant sur le fait qu’il n’est pas indispensable de faire de gros efforts ; toute activité même modérée est utile, et il n’est pas nécessaire de souffrir, au contraire. Cependant, tous les chapitres ne sont pas au même niveau d’utilité, et il y a aussi quelques évidences et leitmotivs. Nous savons tous que le mental est relié au physique, qu’il est indispensable de prendre soin de soi, y compris de son apparence. Il n’était peut-être pas indispensable de s’étendre sur ce que chacun sait, d’autant plus que nombres de bouquins ont déjà été publiés sur ce genre de question.

Néanmoins, ne fût-ce que comme (re)prise de conscience, la lecture de cet ouvrage peut-être conseillée pour tous. J’en retiendrai surtout quelques faits importants sur l’alimentation, domaine que l’auteur maitrise…

Qu’est-ce qu’on attend pour vivre mieux ? Jean-Michel Cohen

Date de parution : 27/04/2017  
Article publié par Noann le 18 mai 2017 dans la catégorie Cru bourgeois
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Blog de littérature. Critiques, extraits, avis sur les livres…

Dessin de Jordi Viusà. Conçu par Noann Lyne